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La compagnie Rosa Bonheur est née d’une envie de créer pour des espaces singuliers en s’appuyant sur la notion de proximité et d’expérience des spectateurs. Les artistes de la compagnie sculptent pour chaque espace choisi une écriture chorégraphique et théâtrale faisant corps avec le lieu, ses usages, et son imaginaire collectif.

La première création de la compagnie, « La Caraverne de Rosa Bonheur », est une divination manipulée et dansée en caravane pour un curieux et trois témoins. Dans cette première proposition, Sarah Gonçalves interroge les croyances surnaturelles et nous questionne sur les rapports que nous entretenons avec ces phénomènes. Le travail sur l’objet et la scénographie dans la caravane, ainsi qu’une exposition aux allures de cabinet de curiosités, participent à créer un univers mystérieux et fantastique, dans l’esprit de l’entre-sort forain.

Ce premier spectacle pose les bases de l’identité de la compagnie : s’appuyer sur l’imaginaire collectif pour tisser des liens entre les spectateurs, pour amener de l’ ambiguïté dans le réel jusqu’à glisser dans la fiction. Corpus Macadam, seconde création de la compagnie, participe au même projet et en prolonge les objectifs. Dans ce parcours énergétique urbain inter-actif, les comédiens-chamanes transfigurent la réalité urbaine et plongent les spectateurs dans la fiction d’un corps urbain anatomique et énergétique. Avec « Corpus Macadam », Sarah Gonçalves et Jérémy Morelle interrogent la place du corps dans l’espace public, en proposant aux spectateurs un engagement corporel doux et ludique.